Disco 'Black Album' (2018) al que pertenece la canción 'J’aurais dû continuer le rap'

J’aurais dû continuer le rap

Nekfeu

LETRA

J'me réveille avec des maux d'tête
Des mots bêtes dans mon crâne, ils m'obsèdent si je proteste
C'est obscène mais le temps creuse mes grosses cernes
Ma vie est austère, finie l'époque des grosses scènes l'ami
J'observe, la nuit, mes posters et mes vinyles tout sales
Mais faut s'taire car c'est fini tout ça
Comme chaque matin, j'prends mon café puis ma baguette de pain
Envie d'clamser, marre de taffer, j'me dis que j'arrête demain
Mais j'peux pas l'faire ce s'rait parfait avec 10 années de moins
Si j'avais le choix, si jamais j'pouvais m'barrer d'ce coin
Aller au loin, on m'a dit qu'c'était impossible
Et comme j'suis bien docile j'ai vu qu'ma flamme s'est éteinte aussi
Et la vie m'tend une embuscade
Ouais, je suis tendu dans l'bus crade
Il m'emmène vers mon calvaire quotidien
La nuit j'prends mes affaires et je marche vers Noctilien
Épuisé, dans mon p'tit appart' minable
Oui, car j'habite là, au pied d'la capitale
Mais tu sais, je suis chagriné de vivre dans ça
Mes anciennes 'tasses ont la chatte ridée depuis l'temps
Médusé par le manque de blé
C'est comme un cas d'conscience et j'ai tant de regrets
J'ai suivi le bon sens, pas ma bande de res-frè
Maintenant je tente de recrée mes souvenirs d'vant le reflet

Sonne l'alarme vite, dans le vacarme de la ville
Face au drame de ma vie, j'aurais mieux fait d'continuer l'rap
Le même job, le métro, se lever tôt : c'est trop
J'aurais mieux fait d'continuer l'rap
Pas d'avenir, dans le vacarme de la ville
Face au drame de ma vie, j'aurais mieux fait d'continuer l'rap
Le même job, le métro, se lever tôt : c'est trop
J'aurais mieux fait d'continuer l'rap

Paysages gris qui s'entassent sous les tours
Rien d'sensass, j'trompe ma femme, j'me sens sale tous les jours
Je l'embrasse sur les joues, le désir s'est évanoui
On s'était dit qu'c'était pas nous mais le vice s'est épanoui
Et puis ça fait un bail que j'ai pas vu l'ensemble du crew
On s'promet l'amitié, une fois adulte on s'enfuit tous
Ecoute, à l'époque P.O.S. c'est c'qu'on disait
Ça m'semble absurde comme O.S.S 117
L'équipe s'est morcelée comme de la porcelaine
Les fortes têtes sont devenues forcenés, sont morts ou vivent au bord de mer
Et mon tron-pa qui m'entasse sous la paperasse (chien)
Il m'dit : 'Prends garde ou un gars prendra ta place'
Sous la menace de son grade j'me sens grave lâche
Faut pas qu'je craque, c'est la cravate ou la cravache
Comme si les cons n'avaient aucun frein
J'fais mes comptes, là j'suis condamné au train-train
J'aimerais m'en aller, sans r'garder, courir la ville
Ça fait tant d'années qu'j'pense à mes souvenirs d'artiste
J'aimerais ouvrir la vitre, assouvir mes rêves de gosse
Un stylo dans ma bouche, m'assoupir avec le poste
Il m'reste quoi maintenant, à part une mort imminente
Une femme que j'n'aime pas, des collègues horripilants ?
C'est un horrible bilan mais j'suis pas sûr d'attendre mon sort
Donc j'm'en sors avec une arme sur la tempe

[Refrain 2] x2
Mon âme s'élève de mon corps ensanglanté, ouais, c'est laid sans m'vanter
J'aurais mieux fait d'continuer l'rap
Car m'enfoncer dans ce monde désenchanté ça m'a niqué la santé
J'aurais mieux fait d'continuer l'rap

Mon âme s'élève de mon corps ensanglanté, ouais, c'est laid sans m'vanter
Car m'enfoncer dans ce monde désenchanté ça m'a niqué la santé
Mon âme s'élève de mon corps ensanglanté, ouais, c'est laid sans m'vanter
Car m'enfoncer dans ce monde désenchanté ça m'a niqué la santé
J'aurais mieux fait d'continuer l'rap

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